Les grandes manoeuvres dans l’autopartage.
Les grandes sociétés de location de voitures s’agitent à qui mieux mieux devant la déferlante annoncée de l’autopartage.
Il y a quelques jours par exemple, Avis vient de monter à 100% dans le capital dOkigo. La société essentiellement présente à Paris avait été lancée en 2007 à 50/50 entre Avis et Vinci Park. En possédant la totalité d’Okigo, Avis compte développer les synergies opérationnelles et commerciales avec son activité de loueur. Okigo compte aujourd’hui un réseau de 35 stations, situées principalement à Paris et dans sa périphérie.

Il y a quelques semaines c’est le loueur Europcar qui annoncait un partenariat avec le constructeur automobile allemand Daimler. Les deux sociétés annonçaient le lancement d’un service d’autopartage à Hambourg “Car2go”. Cette nouvelle société est détenue à 75% par Europcar Allemagne. Une flotte initiale de 300 Smart sera mise en service au printemps 2011.
Des grandes manoeuvres qui n’ont pas fini d’agiter un marché qui devrait voir sa fièvre monter à l’approche de la mise en service à Paris du service Autolib’
Hmologation européenne pour la F-City.
Conçue par le transformateur automobile FAM (Française d’Assemblage et de Montage Automobiles), la F-City est une petite à voiture urbaine, pensée avant tout pour un usage collectif. Après plusieurs années elle vient d’obtenir une homologation européenne. Les premières voitures F-City pourront donc être lancées dans les villes. On devrait apercevoir les premiers véhicules dans les Alpes Maritimes, à Antibes, qui proposera d’ici peu cette F-City en autopartage.

Selon les nombreuses configurations possibles, la F-City offre 3 ou 4 places et peut se transformer en utilitaire. Longue de 2,5 m et large 1,6 m de large, elle s’apparente d’avantage à une voiturette et ne nécessite d’ailleurs pas de permis.
Autopartage – Une définition.
Une définition pour commencer. Celle de Wikipedia :
L’autopartage (carsharing en anglais) est un système dans lequel une société, une agence publique, une coopérative, une association ou même un individu met à la disposition des membres du service d’autopartage une flotte de véhicules.
Plutôt que de disposer d’une voiture personnelle qui reste l’essentiel de son temps au parking, l’utilisateur d’autopartage dispose d’une voiture uniquement pour la durée de son besoin. Le reste du temps, la voiture est utilisée par d’autres membres. La diversité d’utilisation, donc de besoins sur des créneaux horaires différents selon les membres, est la clé du succès d’un tel système.
Les coûts d’achat, les efforts d’entretien des véhicules et les tracas de recherche de places de stationnement sont mutualisés au service d’autopartage. Ce fonctionnement existe sous différentes formes depuis les années 50, mais depuis une décennie, il devient une véritable alternative à la propriété individuelle d’une voiture. Aujourd’hui (2007), on trouve des services d’autopartage dans plus de 600 villes dans le monde.
L’autopartage est aujourd’hui particulièrement répandu en Suisse, Allemagne, Pays-Bas et commence à se faire connaître dans d’autres pays d’Europe. Il existe aussi sur le continent américain notamment au Canada, et il connaît d’importants développements ces dernières années aux États-Unis.